Bejaia le jour aprés - part III22 Apr 08
Il m’est difficile d’écrire quoi que ce soit à propos de cette expérience sans paraître emphatique et hypocrite. La mélancolie que je ressens ces jours-ci est typique du syndrome post-vacances, et non du retour d’un séjour professionnel…Mais c’est comme ça. Un puissant mélange d’écho nocturne de vagues, du profil de Gouraya, de l’odeur des orangers, des singes bizarres, des roches vierges se jetant sur la mer, des sensuelles musiques arabes et, surtout, d’un ensemble rare de différents visages et voix. Un cadre productif et plaisant dans lequel bien travailler et beaucoup apprendre.
L’émotion et la surprise de se sentir chez soi malgré les - ou peut-être grâce aux - différences.
A tous (staff de l’EPTV, participants et formateurs) yahtik saha pour avoir été là.
Micol
It’s difficult to try to write something about this experience without sounding emphatic and fake. Usually, the “blue” mood that is affecting me in these days is typical of the post-holidays syndrome, not of the days after such a demanding and busy work period…But, so it is. A powerful mix made of waves night echo, Gouraya profile, deserted beaches, orange trees smell, funny monkeys, untouched rocks overlooking a blue sea, sensual Arab soundtracks and, above all, a rare gathering of different faces and voices. A fruitful and pleasant frame in which to work hard and learn.
The emotion and the surprise of feeling home despite - and perhaps thanks to - the differences.
Yahtik saha to everybody (EPTV staff, participants and trainers) for having been there.
Micol
Bejaia, le jour aprés - part II22 Apr 08
Sampiero Sanguinetti | Aprile 22nd, 2008 at 10:27 e
J’ai été pendant treize ans partie prenante à divers niveaux de l’experience de Mediterraneo. Le but de ce magazine était et est toujours de travailler ensemble sur la conception d’un programme de télévision qui s’inscrit sur la durée. Nous avons réussi ce pari avec des nuances. Dans un premier cercle quatre ou cinq pays ont travaillé ensemble à tous les stades de la conception, de la réalisation, de la fabrication, et de la diffusion. Dans un deuxième cercle des pays ont participé à certaines étapes de ce processus. Dans un troisième cercle quelques pays ont seulement diffusé ce programme. A travers ces trois cercles Mediterraneo est une réussite emblématique sur la durée.
J’ai retrouvé dans l’expérience de l’Université de la Copeam à Bejaïa la même philosophie appliquée à la fabrication d’un programme unique dans un temps limité, mais avec une intensité tout à fait exceptionnelle. En effet la présence d’une quarantaine de professionnels originaires de douze pays qui doivent boucler en sept jours un programme de radio et un programme de télévision conduit à une collaboration entre eux d’une intensité majeure. Une collaboration qui les oblige à dépasser leurs craintes, leurs préventions, leurs réserves et à réellement échanger entre eux pour aboutir. J’ai constaté que cet objectif avait conduit ceux qui me paraissaient au départ les plus réservés à se détendre et à communiquer malgré les barrières linguistiques ou les interrogations culturelles. Et j’ai constaté que le fait d’aboutir, de proposer un programme de cinquante deux minutes, quels que soient les défauts ou les imperfections de ce programme, produit une satisfaction qui efface les dernières préventions et rapproche véritablement les individus qui ont participé. Malgré les difficultés, malgré la brièveté des délais, malgré les accidents de parcours, malgré la barrière des langues, malgré les différences culturelles, c’est possible.
Par son intensité extraordinnaire, je considère cette expérience comme très importante, différente certes, mais dans la lignée de celle que j’ai vécue pendant des années au sein de l’équipe de Mediterraneo.
J’ai le sentiment personnel d’avoir pu, en quelques jours, nouer avec les participants et l’équipe de logistique et d’encadrement des liens qui ont un sens.
Il faut remercier pour cela la Copeam et l’ENTV.
Amitiés à tous - Sampiero Sanguinetti




