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Trois questions à ...
Sampiero Sanguinetti, rédacteur en chef TV de l'Université
12-02-2009

ImageQuel est votre rôle au cours de cette Université de la COPEAM ?

Je suis le rédacteur en chef de l’atelier télévision de cette 5ème édition de L’Université. Je dois à la fois définir qu’elle est la ligne éditoriale, comment on la traite, puis avec l’équipe encadrante faire le suivi de la fabrication  des sujets, des plateaux et superviser  l’assemblage finale de l’édition.

Que pensez-vous du niveau des participants de cette édition par rapport aux autres ?

Pour l’instant c’est difficile de donner un avis général par rapport aux autres éditions tant que nous n’avons pas fini, mais je trouve pour l’instant que le niveau est plutôt bon. 

Votre sentiment sur la philosophie d’un tel événement ?

Un tel événement est très important.

Il permet des échanges extrêmement fructueux entre des gens, qui viennent de télévision et de pays très différents avec chacun leurs méthodes de travail.

C’est un véritable échange de savoir faire et une confrontation de conceptions dans la manière d’exercer le métier de journaliste.

Ce qui est bénéfique pour les stagiaires et les formateurs c’est cette confrontation des visions et la fabrication en commun d’un magazine.

 

 
Salima Maémar Chaouch, ingénieur en aménagement
12-02-2009

ImageOù trouve-t-on des gravures rupestres dans la région de Taghit?

Elles se trouvent dans deux sites qui sont à 9 et 18 kms de la ville.

A Zaouia Tahtania, il y a des gravures d’animaux tels que des éléphants, des antilopes, des autruches, des gazelles, des chevaux et quelques représentations humaines.

A Berrebi, on trouve des représentations de chameaux,  des chevaux, des ânes, des autruches, des girafes et aussi des représentations humaines.

Ces trésors datent de 5.000 avant J-C et les premières gravures rupestres furent découvertes au cours de  la colonisation française. Elles sont d’une grande valeur archéologique.

Est-ce que les gravures subissent des détériorations?

On a deux types de détérioration.

La plus grave est la détérioration humaine mais il y aussi les conditions météorologiques comme la pluie et le vent qui peuvent abîmer ce patrimoine.

Lors des dernières inondations catastrophiques qui ont touché la région fin 2008, les gravures n’ont pas trop souffert.

Nous ne craignons pas trop les effets de la nature sur ces richesses, mais nous avons surtout peur des êtres humains.

Quelles mesures faut-il adopter pour limiter ces dégâts ?

Pour préserver ces gravures, il nous faut d’abord, délimiter les espaces où elles sont localisées. Il faut ensuite sensibiliser les habitants de la région sur l’importance de ces trésors. Pour cela nous avons le projet de créer un site Internet où il sera possible de visiter virtuellement les différentes gravures.

Hadjer Kouidri

 
Abada Nabila, journaliste à Canal Algérie
12-02-2009

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Que vous apporte cette expérience d’Université de la Copeam ?

C’est échanger, c’est acquérir de l’expérience, c’est travailler avec de nouvelles personnes,  c’est découvrir des  personnalités différentes des nôtres.

C’est une autre manière de travailler.

Vous connaissez Taghit ? Qu’est-ce qu’il vous plaît ici ?

Ca fait 4 ou 5 ans que je viens ici régulièrement 2 ou 3 fois par an, j’ai parcouru le désert mais on dit toujours Taghit l’enchanteresse et elle m’a complètement ensorcelée.

Quand j’arrive ici déjà j’enlève ma montre, le temps s’arrête, c’est le calme qui parle.

Le silence incroyable dit beaucoup de choses comme le sourire des gens.

La générosité est aussi une des caractéristiques des gens du sud.

Quel sont vos bons et mauvais souvenirs lors de cette expérience?

 J’ai tous les jours un bon souvenir, par exemple hier soir j’étais sur une terrasse du vieux ksar il y avait la pleine lune qui se reflétait sur la dune. Cette dune qui enveloppe la palmeraie où les arbres bougent au rythme d’une brise et les étoiles qui nous surveillent.

Le mauvais souvenir quand je viens ici est toujours le même, c’est quand je pars. 

                                                                                 Benseghir Hassina

 
Marin Versic, journaliste croate
12-02-2009

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Que faites- vous en Croatie ?

Je suis journaliste de terrain, avant j’ai fais un peu d’animation mais depuis deux ans je fais du reportage.

Quelle est votre rôle au cours de cette université?

Ma tâche est de faire les plateaux qui vont annoncer les sujets que les autre journalistes vont faire.

Que pensez- vous de Taghit ?

Taghit est une oasis merveilleuse c’est probablement l’un des endroits les plus beaux que j’ai vu dans ma vie.

 J’ai beaucoup aimé dès le premier jour, j’aime les gens de Taghit parce qu’ils sont très gentil.

La nature est aussi très belle,  je fais énormément de photos que je vais montrer à mes copains en Croatie et je vais leur conseiller de venir visiter cette région.          

 
Mohamed Nadour, Maire de Taghit
09-02-2009

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Quels ont été les préparatifs pour recevoir l’Université de la COPEAM à Taghit ?

 La commune de Taghit a fourni des efforts énormes pour le bon déroulement de cet événement, en particulier pour la salle polyvalente qui se trouve au niveau du centre culturel toujours en court de construction.

Combien de temps ont nécessité ces préparatifs ?

On a mobilisé des équipes un peu partout pour embellir la ville en deux semaines et on fait appel aux artisans pour animer la ville pendant l’événement.

Selon vous qu’apporte l’université à la ville de Taghit ?

J’espère que cette manifestation va participer à la  promotion de la ville jusqu’au 14 février 2009 tant sur le plan commercial que touristique et suscitera  des investissements étrangers.

Taghit manque-t-il de moyens pour ce genre d’événement ?

Oui surtout concernant l’hébergement mais nous allons améliorer cela en construisant un centre national de jeunes d’une capacité de 200 à 400 lits.

Par ailleurs un complexe touristique cinq étoiles localisé entre la commune BARBI et BAKHTI à 6 kms de Taghit ouvrira cette année.

 


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Badreddine Mili, Coordinateur Pédagogique de l'Université
09-02-2009

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Quel est l’apport de l’EPTV dans l’histoire de l’université de la COPEAM ?

L’université de la COPEAM est une initiative prise par l’EPTV en 2004, elle a été conçue  pour répondre aux demandes d’échanges et de coopération des organismes publique de radio et de télévision du nord et du sud de la méditerranée,  afin de créer  des passerelles pour la connaissance   et la reconnaissance des cultures des peuples des deux rives. Chaque année, l’EPTV  mobilise moyens matériel, financier et l’encadrement pour pouvoir réaliser cet objectif. En 2004 nous étions à Ghardaïa, puis à Sétif, Oran, Bejaïa et enfin Taghit en ce moment.

Pourquoi Taghit ?

Taghit est un coin « perdu » du désert qui démontre une volonté  farouche d’exister et de vivre grâce aux efforts des pouvoirs public. Une politique soutenue aide à faire sortir la région du désenclavement grâce à la construction de routes, de lignes ferroviaires et surtout grâce au développement des nouvelles technologies comme le téléphone mobile et  Internet.
Taghit aussi pour évoquer la problématique du développement durable.

Quand et où sera organisée la  prochaine édition de l’université de la COPEAM ?

La 6ème édition de l’université de la COPEAM aura lieu effectivement en Algérie puisque c’est devenu une tradition, mais le lieu sera proposé prochainement par la télévision algérienne à l’assemblée générale de la COPEAM qui se tiendra au Caire pendant le mois d’Avril.

Kahina Medouni

 
Emmanuel Hoog, Président de la COPEAM
09-02-2009

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Parlez nous des grands projets de la COPEAM ?

La COPEAM est en train de travailler aujourd’hui sur deux grand projets concrets,qui ont été accepté et seront financé par l’Union Européenne à hauteur de 1,5 millions d’Euros.
 Ces projets réuniront tous les membres de la COPEAM entre 20 et 30 pays.

Quels sont ces projets ?
Le premier s’appelle « EUROMEDNEWS » il s’agit de produire une centaine de documentaires, magazines et reportages par des équipes mixtes des deux rives de la méditerranée, et qui seront obligatoirement diffusés par l’ensemble des pays partenaires
Et quand ce projet verra-t-il le jour ?
Dans les jours voir les semaines à venir, c’est une chose très concrète.
Le deuxième projet c’est « MEM-MED » l’idée est que 17 pays de la méditerranée mettent en commun à peu prés 4000 sujets d’archives, les numérisent et les mettent sur un site Internet qui sera accessible  dans les trois langues (arabe, français, anglais) et j’espère bientôt l’espagnol. On espère le lancement du site en 2010. Ainsi tous les internautes du bassin de la méditerranée pourront consulter les archives  sur 40 ans d’histoire, de culture, de géographie et de questions sociales.
D’autres perspectives à long terme ?  
En parallèle on est en train de travailler sur un programme d’activité de la COPEAM concernant les questions de diffusion, de coproductions et d’harmonisation juridique. C’est un vaste chantier qui concerne 25 pays et plus de140 institutions audiovisuelles du nord et du sud de la méditerranée. Ce projet sera discuté lors de la prochaine assemblée générale qui se tiendra au Caire en Avril prochain.

Ecoutez l'interview:

 

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Abada Nabila, journaliste à Canal Algérie

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Sampiero Sanguinetti, rédacteur en chef TV de l'Université

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