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Taghit, en quelques chiffres et quelques mots Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrator   
12-02-2009

 Avec de l’eau et du sable, la nature a créé l’oasis et l’homme en a fait ce lieu de vie exceptionnel auquel il a donné le nom de Taghit. Agriculture, maraîchage, élevage et tourisme en sont les principales ressources.

Au sud de la Wilaya de Béchar, Taghit  est présentée par plusieurs guides  touristiques comme l'une  des plus belles, sinon la plus  belle des oasis du Sahara.  Une réputation  qui n'est pas usurpée  quand  elle surgit après  une centaine de kilomètres de désert de pierres,  au  terme d'un ruban d'asphalte   jeté   dans un paysage   directement sorti  de planète Mars.  Le choc  est  surprenant : 120 000 palmiers-dattiers, à perte de vue, sur plus de 20 kilomètres, enserrent une  petite cité  de terre rouge,  aux portes d'un océan de sable  que ferment  des vagues de dunes  sur près de 600 kilomètres et parfois hautes comme des montagnes.  S'il existe des moments forts dans une vie,  à la recherche de contact authentique avec  la planète, Taghit est certainement à inscrire au registre des émotions les plus intenses que l'on puisse connaître.


 


Cet émerveillement est partagé par les 6000 résidents sédentaires  qui ont organisé leur vie autour ce petit coin de paradis.  Maraîchage,  élevage  et tourisme  constituent l'économie de l'oasis  dont la prospérité est assurée par l'oued Zousfana  qui rejoint El Guir à Igli et forment au sud  l'oued Saoura,  à l'origine de l'oasis de Béni-Abbès  à 160 kilomètres de là.  Près de 2000 nomades gravitent autour de l'oasis au gré des saisons et surtout des pâturages  que prodigue l'oued  pour l'alimentation des nombreux ovins, caprins et camelins. 

Dans le prolongement de Taghit, plusieurs villages se sont ainsi  épanouis, Zaouia Fougania, Berrika, Barrebi, Bakhti, Zaouia Tahtania.   L'oasis s'étend sur près de 900 hectares  et si les arbres fruitiers y sont présents dans une grande diversité, le fruit roi est bien sûr la datte, succulente,  richesse principale de l'oasis.

Enfin, le tourisme  est un gisement  d'avenir. Alors que Wilaya de Béchar  accueille plus de 30000 touristes dont près de 2000 étrangers,  Taghit entend profiter pleinement de cet apport  et affirmer sa vocation de ville de congrès, de séminaires et de Festival. Chaque année, depuis 2007,  le "Taghit d'Or" du  court métrage accueille de plus en plus de  réalisateurs venus du monde entier.   Pour répondre à l'objectif des pôles touristiques d'excellence définis l'année dernière par le gouvernement algérien et dont font partie les oasis sahariennes, Taghit développe ses infrastructures: un centre culturel vient de sortir de terre et une infrastructure hôtelière de plus de 200 lits  est en cours de réalisation.  Les richesses historiques du site   se partagent entre le vieux ksar du XIème siècle et des gravures rupestres qui ont plus de 20 000 ans.   Taghit et Béni-Abbès sont intégrés dans le projet de "route des ksour" (pluriel de ksar)   managé par le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD)  et le gouvernement algérien , réhabilitant les anciennes routes commerciales  mais aussi  toutes les infrastructures  qui les accompagnaient.

 

M.D.

Dernière mise à jour : ( 12-02-2009 )
 
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