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L'économie à Taghit Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrator   
12-02-2009

 

L’économie à Taghit se résume essentiellement au  travail de la terre.
 « 95 % des habitants de l’oasis sont des agriculteurs, surtout de petits agriculteurs »  raconte Boubtana  Mohamed, le responsable du secteur, à la mairie.  Les moyens utilisés sont encore ancestraux, la seule innovation est la pompe à eau actionnée par un moteur, qui remplace l’ancien procédé.
Le travail est le même depuis des siècles. Certains arrivent à vendre leurs légumes au marché,  d’autres produisent seulement l’essentiel pour leur famille. «  Ca ne me suffit pas pour vivre – dit Mohammed Keusar-  je ne vous mens pas » il reçoit aussi une retraite de l’Etat...  60 ans, souriant, avec un seul fils,  parti depuis longtemps à la ville.

Il y a près de 500 « Fellah », petits agriculteurs, à l’oasis de Taghit. Mais ce n’est pas chez eux que le responsable de la mairie a voulu nous amener.
Nous sommes allés à  l’ouest de l’oasis, à  20 kilomètres. Là se trouve la fierté de toute une ville.  Le « Périmètre de développement agricole » : une surface de 300 hectare irrigué,  créé par l’Etat en 1986 et élargie avec de nouveau fonds en 2002. 91 bénéficiaires ont reçu chacun une surface entre 1,5 et 5 hectare. 

 
  

Mohammed Shakifa, 40 ans, a reçu plus de 3 hectares. Auparavant, il travaillait comme fonctionnaire à la mairie. Aujourd’hui il produit de grandes quantités de légumes (tomates carottes, haricots, et bien sûr des dattes, la « feggus » très  réputée de la région.
Il continue à travailler comme fonctionnaire à la mairie. « Je viens ici  le jeudi et le vendredi,  le reste du temps il y a mon frère et quatre ouvriers, l’été ils sont dix ».
 Mohammed est très satisfait de sa « petite entreprise » : « L’été on gagne bien sa vie  » dit-il.
Le responsable de la mairie, qui nous accompagne, explique que ce mode d’organisation est l’avenir de l’agriculture à Taghit : « Pour cette raison, on envisage, s’il le faut d’exproprier certains  petits agriculteurs de l’oasis pour avoir des terrain plus grands et donc permettre un développement des cultures plus intensif.
Le tourisme, l’autre source de développement.
Un seul hôtel  à Taghit, mais un vieux Ksar, des dunes et des maisons vides qui n’attendent plus qu’un tourisme axé sur l’aventure ou l’écologie loin du tourisme de masse.
Dans cet esprit, Toufik Oudriss, a ouvert en décembre une maison d’hôte.
Cet algérien, qui a vécu 10 ans aux Etats Unis a découvert grâce à sa passion pour la moto cet oasis, dont il est tombé amoureux. Sa maison d’hôte, moderne a pour l’instant 8 chambres mais il espère l’agrandir.
Simple, élégante, loin du charme un peu décadent de l’hôtel Taghit, elle se veut représenter la nouvelle image du tourisme à Taghit.

Un reportage de Anna Bressanin  Euronews, Andriana Mangania ERT Grèce, Morad Mezouar Faycal Bouadou  EPTV Algérie

Dernière mise à jour : ( 27-02-2009 )
 
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